Platon reprend la problématique de la recherche d’un principe permanent et premier. Et si le monde éphémère et en devenir dans lequel nous évoluons n’était qu’une image dérivée d’un autre monde ? Celui des Idées.
Platon (-428 à – 347) est sans doute le disciple le plus connu de Socrate. Issu d’une famille aisée, Platon se consacre, après un parcours politique, à la philosophie. L’enseignement de Socrate le marque profondément. Platon fonde alors une école : l’Académie.
Le rôle de l’âme et de la dialectique
L’âme joue un rôle fondamental pour Platon. Celle-ci a contemplé le monde des Idées, ces entités immuables, atemporelles et parfaites. En se réincarnant dans un corps, l’âme a néanmoins tout oublié. Dès lors, elle doit se ressouvenir des connaissances passées. Rendue possible par la dialectique, la connaissance consiste donc en un travail de réminiscence.
Platon illustre sa théorie dans Le Ménon. Ce dernier est un jeune esclave sans instruction. Pourtant, grâce à l’intervention de Socrate et à sa maïeutique, il parvient à redécouvrir des relations géométriques. Par le dialogue, Ménon se remémore ainsi des vérités oubliées.
La dialectique est la méthode par laquelle Ménon atteint la connaissance.
Les Idées
L’Idée est la forme intelligible. Le platonisme eut un influence considérable au haut Moyen-Age.
Le Bien comme fin ultime à toute connaissance
Pour Platon, le point culminant de toutes connaissances est la compréhension du Bien. La forme du Bien surpasse l’essence des autres réalités, non pas en soi, mais en dignité et en puissance.
Différentier la connaissance des opinions
Il y a trois types de savoir :
- la connaissance porte sur ce qui est pleinement et absolument.
- L’opinion porte sur ce qui est relativement juste, à la fois juste et injuste.
- L’ignorance porte sur ce qui n’est en aucune façon dans l’objet de connaissance.

