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Années 20 deux points zéro

Dans la continuité des années nonante, la crise financière de 2008/9 a généré une chute drastique des taux d’intérêt, au point d’en devenir négatifs. Condamnée à des placements toujours plus risqués pour maintenir ses taux de profit, la sphère financière, flottant hors sol, est néanmoins irrémédiablement happée par la sphère de production. De plus, leurs contractions semblent inévitables1.

Pourtant, par une politique interventionniste, les taux d’intérêt bas auraient pu être l’occasion de libérer des moyens colossaux pour accélérer la transition énergétique. De même, la production industrielle, notamment horlogère, confrontée à l’émergence de concurrents internationaux et d’une clientèle friande de nouvelles technologies, auraient pu radicalement transformer sa structure et ses fins. Le développement de la robotique, quant à elle, ouvre des perspectives prodigieuses, relayant potentiellement la notion de « travail », au sens premier du terme, aux oubliettes de l’histoire. Or, au lieu de cela, le système a peur du vide : complétant le taux de chômage dit « acceptable par la population », les « bullshit job » (= « job à la con ») pour « cols blancs ou bleus » se généralisent.   

Bref, confrontée à d’innombrables contradictions, sujettes à dépassement, cette nouvelle décennie s’annonce donc passionnante. Les enjeux sociaux et environnementaux devront être au centre de toutes nos attentions et actions.

Bien sûr, en tant que stratégie de survie, le système dissimulera les premiers effets de cette mutation sociétale sous une statistique lissée et opaque. Neuchâtel n’en sera pas exempt. Au même titre que l’évolution des grosses fortunes ou de la fiscalité des personnes morales, les statistiques sur les demandeurs d’emploi, dans les centres urbains (Neuchâtel, Chaux-de-Fonds ou Le Locle), ont d’ores et déjà disparu des signaux radars2. Bienvenu dans les années 20 deux poings zéro !

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  1. Il est à noter que certains libéraux, à l’instar de David Ricardo (1772-1823) ou de John Stuart Mill (1806-1873), pensaient que, puisque la croissance économique ne pouvait être infinie, le système libéral aboutirait à un « état stationnaire ». Cet état se caractérise par l’insouciance des besoins matériels et la libération de la créativité de l’homme.
  2. Le taux de chômage a toujours été l’objet d’enjeu important et par conséquent sujet à caution. Ainsi, le taux du BIT (Bureau international du travail) ou de l’OFS (Office fédéral de la statistique) diffère de celui du SECO (secrétariat à l’économie). Ils répondent à des définitions différentes. Ainsi, les premiers prennent en compte les personnes sans emploi depuis une semaine et qui sont en recherche d’un emploi. Le taux de chômage du SECO ne comprend que les personnes qui bénéficient d’indemnisation par le biais d’un délai cadre. Selon le périmètre, le taux de chômage du SECO peut fortement varié en intégrant par exemple des communes rurales aux communes urbaines.

Protéger la nature pour sauver l’humain

Dans quelques semaines, nous serons appelés à renouveler l’Assemblée fédérale. Cette échéance est d’autant plus importante, qu’il y a urgence. A l’heure où la survie de l’espèce humaine et de la planète doit être au centre de toutes les préoccupations, le système continue son travail de destruction. Basé sur l’exploitation de la nature et de l’homme, celui-ci s’est désormais déployé au point de laisser à nos enfants un monde aux terres arides, à l’air pollué et à l’eau souillée.

A l’origine de la plupart des combats sociaux et environnementaux, le Parti Ouvrier et Populaire s’engage encore et toujours à réaliser une économie durable, respectueuse de l’homme et de la planète : « Consommer moins, répartir mieux » ! En effet : Répartition des richesses ; orientation de la production vers des biens et services respectueux de l’environnement ; développement des énergies renouvelables ; régulation des marchés ; diminution du temps de travail ou renforcement de la couverture sociale sont quelques-uns des objectifs du POP.

Le POP remercie les camarades qui se sont mis à disposition du parti pour cette élection : Sarah Blum, Denis de la Reussille, Deria Dursun, Armin Kapetanovic. Avec leur engagement, enthousiasme, conviction et compétences, ils porteront les couleurs de l’alternative. Le POP remercie encore et surtout l’ensemble des militant.e.s et sympathisant.e.s qui s’engagent quotidiennement, à leur niveau, sur leur place de travail, dans les établissements publics, en famille ou entre ami.e.s. Une pensée toute particulière va à notre camarade, Alain Bringolf, qui n’a eu de cesse de libérer les consciences et les forces pour qu’advienne un monde plus juste et responsable.

Face à l’avidité, l’égoïsme et l’individualisme de la pensée néolibérale, asséchant les cœurs et les cours d’eau, le POP rappelle la nécessité du collectif, la nécessité d’instaurer un autre modèle économique, social et environnemental. Le combat continue !