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Le Locle bouge! Urbanisme, une ville en développement (3)

Pôles de loisir, sport et détente

Aménagement de la plaine du Col-des-Roches

Dans le cadre du concours européen « Europan 09 », un projet d’aménagement en ouest de la Ville est lancé.

Le projet lauréat « Empreint3s » est constitué de trois secteurs spécifiques : Un Ecoquartier comprenant une zone d’habitation (900 personnes) et d’artisanat. Celui-ci fait le lien avec la zone d’urbanisation orthogonale de vieille ville. Un pôle de loisir et détente constitué par des promenades, une plage et un lac. En effet, Le Locle tirant son nom de Lac, la Ville connaissait jusqu’au 19ème siècle, un plan d’eau. S’inscrivant dans une stratégie de marketing territorial, ce type d’aménagement, qui favorisent l’attractivité et les relations sociales, constituent un produit d’appel pour les investisseurs tout en changeant radicalement l’image fortement industriel de la Ville.

Enfin, un biotope, favorisant la préservation du patrimoine naturel et l’environnement.

En 2016, le plan directeur est signé par les Autorités cantonales et communales.

En 2017, la réalisation du permis de construire pour une première étape est lancée.

Fichier média : Canal alpha (sur urbaine.ch)

Piscine couverte au communal

Le secteur du Communal bénéficie actuellement d’une halle polyvalente, de terrains de football, d’une patinoirUrbanisme Loclee couverte et d’une piscine.

En 2015, un concours est lancé pour la réalisation d’une piscine couverte dans le périmètre de la piscine actuelle, créée en 1961. Le projet « Pivot » de la société Raumbureau Sàrl est primé parmi la trentaine de participants.

Photo : Raumbureau Sàrl (Zürich) projet « Pivot »

Patinoire couverte

En 2004, la patinoire du Locle bénéficie d’une couverture en bois et de protections latérales. Construite en 1959, après de nombreux débats, la patinoire du Communal se situe à 1000 mètres d’altitude dans la même enceinte que la piscine.

Le Club de Hockey du Locle joue sur cette patinoire, ainsi que le Club des patineurs artistiques. Elle est un lieu idéal pour les plus jeunes et moins jeunes.

La patinoire couverte accueille désormais de nombreuses manifestations, dont le Rock Altitude festival au mois d’août.

Photo : www.LeLocle.ch

 

Votations

Le peuple suisse a accepté l’initiative UDC « Contre l’immigration de massvotation1e ».

Loin d’un vote xénophobe et pro-UDC, cette acceptation, par une courte majorité, montre le décalage entre les milieux économiques et une partie de la population. Pour rappel, avec l’entrée en vigueur des bilatérales, le Conseil fédéral et Economie suisse avaient promis un renforcement des mesures de contrôle et une autorégulation du marché du travail, par des entreprises que l’on disait responsables. Dans les faits, il n’en fut rien. Au contraire, durant la dernière décennie, la droite et l’UDC se sont attaqués à l’Etat social en démantelant par exemple l’Assurance-chômage et, dans différents cantons, l’aide sociale. Parallèlement à ce processus, la droite et l’UDC ont diminué drastiquement la fiscalité pour les personnes morales et celles des plus nantis du pays. Dans une conception néo-libérale et de profits à court terme, la plupart des entreprises n’ont eu que faire de considérations responsables ou morales, refusant de sortir des personnes du chômage ou de l’aide sociale. Devant l’augmentation des disparités sociales, jugulée à celle des profits, le peuple suisse a donné un avertissement particulièrement important.

Sans mesures d’accompagnements, la libéralisation du marché du travail se résume à la loi du plus fort, fragilisant au final les travailleurs et travailleuses par une mise en concurrence de ceux-ci. Pression sur les salaires, flexibilisation et insécurisation du travail (Contrat à durée déterminée, travail temporaire,…), manque de perspectives (notamment chez les jeunes), cette libéralisation fragilise tout un pan de la population. Le vote de ce soir montre la volonté de la population de tendre vers une régulation du marché du travail, en réintégrant, s’il en est, la clause du besoin.

Pourtant, rappelons que les étrangers ont construit la Suisse moderne, que ce soit en terme d’infrastructures, d’idées novatrices ou de contribution au système d’assurances sociales. Il constitue depuis des siècles le socle sur lequel la Suisse a grandi et s’est émancipé. L’UDC n’aura d’ailleurs que faire de défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses du pays. Il s’opposera comme par le passé à toute amélioration des conditions de travail et à toute répartition équitable des revenus. Les prochaines votations fédérales le prouvera, tout comme les différentes mesures au plan cantonal. D’ailleurs, il rejettera toutes aides au développement relatives aux pays émergeant ou de l’Europe de l’Est. La Suisse, rappelons-le, de part sa politique bancaire et fiscal, a une responsabilité vis-à-vis des autres pays. Cette question est d’autant plus importante que l’Union européenne, dont la Suisse est tributaire en terme d’exportations, devrait logiquement prendre des mesures de rétentions.

Pour avoir oublié les travailleurs et les chômeurs, pour avoir fait fi de leurs promesses et engagements, pour avoir négligé les régions, telles que le Tessin, touchées de pleins fouet par cette libéralisation, les milieux économiques paient cash leur manque de réalisme.  La régulation et la responsabilisation du marché du travail, demandées par la gauche, est plus que jamais une nécessité.