Le Locle n’a rien à envier aux stations valaisannes !

Retour sur la période hiver

Les fêtes de fin d’année ont été marquées par un enneigement pour le moins inhabituel. Les flocons ont ainsi recouvert nos montagnes, de quoi réjouir enfants et écoliers, mais aussi les amateurs de glisse et de paysages féeriques. Les photos de notre belle région enneigée ont abondé sur les réseaux sociaux.

Côté glisse, les stations de ski ont été prises d’assaut, à l’instar de celle de Sommartel, au Locle. Après des années difficiles (Covid, faible enneigement…), la « station » du Locle a enfin pu ouvrir plusieurs jours d’affilée. Avec ses pistes de différents niveaux (bleu, rouge et noir), ses prix abordables et des temps d’attente aux installations quasi inexistants, l’offre de la Mère commune – et par extension celle de nos montagnes – n’a rien à envier aux stations valaisannes.

Le plaisir de skieurs, sans oublier le déneigement des routes et trottoirs

Reste que la maintenance de Sommartel a néanmoins nécessité l’intervention de nombreux bénévoles. Pour Matthias Wirth, chef d’exploitation, « Tout le monde s’est investi sans compter. Notre travail a été récompensé par l’arrivée de nombreux skieurs, ravis et reconnaissants. » La buvette historique, tenue par madame Henriette Santschi, est par ailleurs toujours aussi accueillante. Côté ski de fond, le voyer-chef Yves Henzelin a parlé d’une année exceptionnelle. « Nous avons procédé au marquage des pistes du Communal, même si la priorité première était, dans des conditions difficiles, le déneigement de nos routes et trottoirs. » Avec ses parcours de raquettes balisés, Bernard Vaucher, le responsable de la promotion de la ville, s’est dit, quant à lui, particulièrement satisfait : « Au vu des nombreuses traces, la petite dizaine de parcours balisés a connu un grand succès. » Les familles ont également profité des nombreuses pistes de bob du Locle, que ce soit à la « Banane » ou à la Joux-Pélichet.

Cet article, « Le Locle n’a rien à envier aux stations valaisannes », est paru dans le Journal du Ô en date du 17 janvier 2024. Article PDF. 




Nouvelle exposition du Musée d’histoire : « recherche locaux désespérément ! »

La culture est le ciment social de nos communautés et collectivités humaines. De par la créativité et l’esprit critique qu’elle développe, les liens générationnels qu’elle renforce, la culture contribue au vivre-ensemble. 

Le musée d’histoire nous gratifie une nouvelle fois d’une exposition exceptionnelle. Celle-ci est consacrée à une problématique qui, depuis la constitution de l’État moderne et du déploiement de l’administration contemporaine (services centraux, écoles ou institutions) n’a pas pris une ride : « La recherche de locaux désespérément ».

Cette exposition est d’autant plus pertinente qu’en s’appuyant sur le contenu, elle s’intéresse au contenant. Grâce à la recherche historique exhaustive, féconde et pertinente de Caroline Calame et de son équipe, elle retrace l’histoire de la localisation de nos institutions muséales : du premier cabinet de curiosité aux trois musées d’exception de la Mère commune des Montagnes neuchâteloises. A travers le temps, les espaces et lieux d’exposition des collections sont rares et souvent sujet à controverse.  

Comme je l’ai rappelé : répondre à cette question peut-être prise sous l’angle certes politique, mais également et peut-être avant tout sous l’angle philosophique. Dès lors, si nous optons pour une position : 

  • stoïcienne, voire légèrement épicurienne : « dis-moi de quoi tu as besoin… et je t’expliquerai comment s’en passer ». 
  • thomiste ou médiévale : Posons la culture et l’histoire comme un nouveau dieu, un savoir absolu vers lequel tout doit tendre… et nous te construirons une cathédrale. 
  • idéaliste, celle de Malebranche ou Berkeley : nous vivons dans un rêve… l’espace existe-t-il en dehors de nous-mêmes ? A l’heure des Metavers, construisons de nouveaux espaces numériques; un monde, un musée et des visites totalement virtuels… au point d’en faire disparaître le réel… et l’humain.
  • matérialiste, celle de Marx, Démocrite ou Épicure : les objets, les collections, véritables témoins du passé, se voient, se touchent et s’appréhendent. Ces objets ont permis à des hommes et des femmes d’extérioriser leur essence. De par leurs fonctions transitionnelles, ils permettent de mettre en relation nos contemporains, non seulement entre eux, mais également avec nos prédécesseurs et les générations à venir.  

Bref, un cabinet de curiosité enfanta, après un long travail et l’apport de nombreuses sages-femmes, de trois musées d’exception (Musée du Col-des-Roches, des Beaux-Arts et d’horlogerie). Sans compter les collections remarquables du musée d’histoire naturelle. Ceux-ci participent, de manière individuelle et complémentaire, au rayonnement de notre belle cité. 

Les autorités ont constitué désormais un Conseil de la culture, regroupant notamment l’ensemble des professionnels de nos institutions. Il a aussi créé une commission de la culture, afin de renforcer les liens entre nos institutions, la population et ses représentants. 

Un grand merci à l’ensemble de l’équipe du Musée d’histoire du Col-des-Roches et en particulier à sa conservatrice, Caroline Calame. Un grand merci également à la Fondation du Musée de son engagement pour cette belle institution.

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