Le parti ouvrier et populaire, section Le Locle, lancera une liste de cinq noms pour le Conseil communal et de 16 noms au Conseil général. Le POP a pour objectif de maintenir sa majorité à l’exécutif loclois (3 sièges sur 5), afin de lui permettre de pouvoir mener à bien sa politique progressiste, tant au niveau social, environnemental qu’économique. En effet, la configuration actuelle de l’exécutif permet à la ville du Locle de présenter un bilan positif de cette dernière législature, en mettant en évidence différents projets, tels que :
- Social : Augmentation des prestations complémentaires communales, ouverture de l’union ouvrière et d’un cabinet collectif de médecins pour palier à la pénurie annoncée de généralistes, création de jardins coopératifs d’insertion sociale, revalorisation des salaires du personnel communal, intégration professionnelle des personnes à l’aide sociale dans l’effectif communal,…
- Economie et finance : Diminution de la dette, augmentation de la fortune et réduction de 4 points d’impôts,… ;
- Culture et sport : Soutien aux milieux culturels et développement des différents musées, avec notamment la communalisation du Musée du Col-des-Roches. Au niveau sportif, soutien aux différents clubs et réalisation courant 2012 d’un terrain synthétique,… ;
- Urbanisme : Réalisation du parvis de l’Hôtel-de-Ville, rénovation du Temple et du Casino, sauvetage de l’Ancienne Poste, labellisation UNESCO, développement de nouveaux quartiers, maintien de logements à prix abordables,… ;
- Développement durable : Assainisssement et amélioration énergétique du parc immobilier, processus 2000W, Energho et Cité de l’Energie, mise en système séparatif progressif de la ville et réalisation d’un Actiflo Turbo, favorisant le traitement des eaux claires et usées,… ;
- Transports : Renforcement de la cadence bus (mise à 20 minutes) ouverture de nouvelles lignes, réalisation d’un P+R, encouragement à la promotion de plan de mobilité, poursuite et conlodiation avec l’Etat du projet de contournement de la Ville du Locle (projet H20) et du RER,… ;
Comme par le passé, le POP s’engage à favoriser un développement équilibré de la société. Cet objectif passe par une politique de proximité et la réalisation de nombreux projets concrets, tels que le développement de quartiers, la mise en place d’une plateforme pour le travail, la requalification du centre-ville, en permettant une meilleure réappropriation de l’espace public et une amélioration de la qualité de vie, et la mise en place d’une politique de la jeunesse performante.
Les camarades se présentant à l’exécutif loclois sont :
· Françoise Casciotta, Présidente du Conseil Général, secrétaire ;
· Denis De la Reussille, Président du Conseil communal et député ;
· Cédric Dupraz, Conseiller communal et député ;
· Raphael Resmini, Conseiller général et président du POP Loclois, contrôleur qualité ;
· Jean-Marie Rotzer, Conseiller général, administrateur.
Devant les excès et l’échec du système capitaliste et financier, le POP loclois s’engage à continuer et à renforcer sa politique culturelle et social, tant au niveau de l’emploi que du logement. Bref, le POP et les camarades n’ont toujours pas renoncé !
Au niveau des autres groupes politiques, les Verts et le parti libéral présenteront chacun une liste de cinq candidats à l’exécutif loclois. Il est à noter que le parti socialiste sera le grand absent de ces élections, puisqu’il n’est pas parvenu à présenter une liste dans la Mère commune.


Organisée par « Médecin du Monde », une conférence sur la problématique de la LAMal s’est tenue au Club 44 de La Chaux-de-Fonds. Président de Médecin du Monde, Nago Humbert a lancé la conférence en rappelant le démantèlement actuel que connaît le monde médical et hospitalier. Le système concurrentiel, qui caractérise les caisses maladie, est progressivement généralisé aux autres acteurs de la santé. Ainsi, la concurrence entre les hôpitaux, générant une concentration de ceux-ci, cumulée au processus de culpabilisation des patients et des personnes atteintes dans leur santé fragilisent le fondement même de notre système de santé : le principe de solidarité. Il s’agit désormais d’agir pour contrebalancer ce processus. Dès lors, le maintien et le renforcement des premières lignes (médecins généralistes et urgentistes) devient plus que jamais une nécessité pour assurer un système de santé, que l’on sait menacé.
ôpitaux universitaires de Genève (HUG) et spécialiste dans les liens entre maladie et origine socio-économique, le professeur Hans Wolff a dressé un état des lieux des recherches actuelles sur la problématique des soins. Au niveau sociétal, les inégalités sociales d’un pays sont directement correlées à l’espérance de vie. Ainsi, plus une société connaît des disparités sociales importantes, plus l’espérance de vie de ses membres s’en voit diminuée. De plus, le processus d’urbanisation propre à nos sociétés actuelles est souvent synonyme de détresses sanitaire et économique. La pénurie de médecins généralistes, la diversification et la paupérisation des populations, dont les migrants sont le plus souvent les premiers touchés, rendent particulièrement complexe l’accessibilité aux soins. A Genève, 14,5% des habitants ont déjà renoncé, pour des questions économiques, à des soins. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la pauvreté semble générer un facteur multiplicateur sur le taux de morbidité. Ainsi, un « pauvre » aura non seulement plus de chance de tomber malade, mais renoncera plus facilement à consulter : « On estime qu’une personne en « bas » de l’échelle sociale aura 13 fois plus de chance de renoncer aux soins qu’une personne aisée« .
ution, en Suisse, de l’assurance-maladie universelle et obligatoire. Les assureurs sont d’ailleurs tenu d’affilier l’ensemble des personnes résidentes en Suisse, quand bien même celles-ci n’auraient pas de permis de séjour. « Peut-on laisser sans soin dix personnes atteintes de tuberculose ou du Sida ?« . Non, tant la problématique sanitaire est d’intérêt public. A ceux qui répondent que le système médical suisse est trop cher, Pierre-Yves Maillard répond que le système suisse, qualitativement performant, est surtout l’un des plus avantageux au monde pour les personnes aisées. En effet, aussi longtemps que les primes ne seront pas proportionnelles au revenu, le système favorisera les hauts revenus au détriment des revenus « moyens » (les bas revenus pouvant espérer l’octroi de subsides), dont les primes viennent péjorer drastiquement le revenu disponible.