Les Conseils généraux du Locle et de La Chaux-de-Fonds ont élu dernièrement deux popistes à l’heure tête, à savoir : Jean-Marie Rotzer et Théo Bregnard.
Agé de 33 ans, historien, Théo Bregnard est un militant de longue date. Proche des milieux culturels, il a siègé plus de 12 ans au Conseil général de La Chaux-de-Fonds et a su être apprécié et respecté au sein du législatif notamment pour ses interventions construites et profondes.
Elu de longe date également, Jean-Marie Rotzer est, quant à lui, particulièrement encré dans le monde syndical. Membre du Mouvement ATD Quart Monde, il défend becs et ongles les plus démunis, les oubliés du système. Il a d’ailleurs dédié cette élection à ces familles, touchées par la pauvreté, que l’on oublie trop souvent et qui pourtant ne cessent d’augmenter : » Familles de souffrances, à qui l’on dénie de trop nombreux droits, mais surtout familles de courage, ne mesurant pas leurs efforts pour élever dignement leurs enfants ; familles invisibles, absentes des statistiques, mais familles bien vivantes, parfois derrière des volets clos à l’année ; familles disloquées par le placement des enfants ou l’hospitalisation des parents ; familles aux petits métiers qui permettent juste de survivre, pas de vivre« .
Bref, merci de votre dévouement pour la cause.
Loi sur la police du commerce et des établissements : NON
La loi sur la police du commerce est une nouvelle libéralisation du marché de la vente et de la restauration. Ces deux secteurs, caractérisés par un faible taux de syndicalisation des travailleurs, risquent de subir un nouveau démantèlement social dissimulé. Ainsi:
1) la prolongation de l’ouverture des magasins, passant de 18h30 à 19h00, est une attaque falgrante aux conditions de travail dans ce secteur. Pour rappel, les salaires dans la vente sont déjà relativement faibles et les horaires se répartissent souvent sur 6 jours par semaine. De plus, les enfants de famille monoparentales scolarisés feront les frais de cette politique. La qualité de vie et le suivi des « devoirs » par exemple seront directement touchés par cette libéralisation.
2) la suppression des patentes d’établissement publics risque pour sa part de créer une véritable « loi de la jungle » dans le secteur de la restauration. De plus, un certain nombre de chômeurs se voient encourager, par les offices de placement notamment, à ouvrir de tels établissements pour sortir du chômage. Certains arriveront sur le marché de la restauration sans posséder de notions suffisantes, octroyées par les formations actuelles liées aux patentes, pour tenir ce type d’établissement. Ceux-ci tomberont alors dans l’engrenage de l’endettement…
Pour ces deux raisons, je vous recommande de voter « NON » le 17 mai 2009.

