Citations d’ici et d’ailleurs
Dans cette rubrique, je me suis permis de mettre quelques citations.
« Un jour, les pauvres viendront nous casser la gueule… et ce jour-là, je leur donnerai encore raison. »
Léo Ferré (1916-1943), poète et chanteur anarchiste français.
Les inégalités entre l’Occident et le reste du monde, entre les hémisphères nord et sud ne cessent de croître. Il est sans doute temps de se poser la question… avant qu’il ne soit trop tard.

« Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle » (Impératif catégorique)
Emmanuel Kant (1724-1804), philosophe allemand.
L’auteur fonde une éthique universelle et laïque, indépendante des morales révélées et dogmatiques, souvent dangereuses et contradictoires. Peut-on universellement pouvoir vouloir tuer, lapider ou mentir ?
« Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère »
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), philosophe, citoyen de Genève, auteur notamment du Contrat social et de Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

« Souciez-vous en quittant ce monde, non pas d’avoir été bon, cela ne suffit pas, mais de quitter un monde bon ! »
Bertolt Brecht (1898-1956), écrivain, dramaturge et poète allemand.
L’auteur rappelle que le devoir des hommes et des femmes est de s’engager pour améliorer le monde. La satisfaction personnelle, l’autosuffisance n’est pas un but en soi.
« Ne nous prenons pas au sérieux, il n’y aura aucun survivant »
Alphonse Allais (1854-1905), écrivain, journaliste et humoriste français, est l’auteur d’un nombre considérables d’articles et d’ouvrages. Il est reconnu pour sa langue acerbe et son humour à la Belle Époque.
Par cette citation, il lève le voile sur l’absurdité du monde, le non-sens qu’il le conduit. Nous ne sommes certain que d’une chose : nous allons disparaître.

« L’ivresse est nécessaire pour tester sa modération »
Socrate (470-369 av. notre ère), incarnation de la philosophie, n’a pas dit cela « mot pour mot ». Pourtant, c’est ce qui sous-tend l’ensemble du « Banquet » de Platon. Les moments de convivialité, d’échanges, de conversations avec une pointe de non socialisation, mais toujours enclins de rationalité permettent de tendre vers la vérité et de construire sur la base de tout commencement : « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ».
« Parce que c’était lui, parce que c’était moi »
Montaigne (1533-1592), philosophe français, sur son amitié, presqu’enamourée, avec Étienne de La Boétie (1530-1563).
L’amitié est l’union des volontés, la confiance absolue et la loyauté à toute épreuve. Elle est à la fois rationnel et mystérieuse, fruit du hasard, de l’amour et de complicité.