Même si la configuration au Conseil national n’a pas été modifiée, le Parti ouvrier et populaire et Solidarité (POP-Sol) progressent dans le canton de Neuchâtel. Ainsi, au niveau cantonal, POP-Sol passe de 9,1% de votants à 10,4%. Avec la progression des Verts au niveau cantonal, POPVertSol (23%) sont, à l’instar du Grand Conseil, la troisième force du canton, derrière le PLR (+0,9% avec ses 26,8%), et le PS (-1,2% à 24,7%).
Ces résultats montrent que POPVertSol progresse irrémédiablement dans le canton et notamment dans les zones urbaines. Ainsi, POPVertSol devient la première force politique en Ville de La Chaux-de-Fonds avec 31,8% (16,7% POP-Sol et 15,1% Verts), tout en renforçant sa position au Locle avec 39,7% (28,5% POP-Sol et 11,2 Verts). En Ville de Neuchâtel, elle se retrouve deuxième à 24,4%, juste derrière le PS (29%).
Au niveau des districts (comprenant les zones dites « rurales »), POPVertSol accentue également sa position. Seul le Val-de-Travers connaît une légère baisse, mais atténuée par une amélioration du résultat de POP-Sol de 1,3%.
Plus que la consolidation du siège, occupé par Francine John, la tendance actuelle montre donc une progression salutaire de la Gauche de la Gauche. La locomotive Denis de la Reussille a permis évidemment de tirer la liste POP-Sol et d’asseoir la représentation de la gauche de la gauche neuchâteloise au Conseil national. Seul bémol, la gauche au sens large (POPVertSol et PS) et ce malgré sa progression n’est pas parvenu à récupérer le troisième siège à la droite.
Reste que cette progression de la Gauche de la Gauche n’est pas propre au canton de Neuchâtel. En effet et ce même si les Verts, fragilisés notamment par l’arrivée de leur cousin (très) éloigné de droite, connaissent un certain recul au niveau de leur représentation au Conseil national, cette augmentation des forces politiques à la gauche du PS est perceptible dans de nombreux cantons. Constitutif du terreau sur lequel se construiront les victoires de demain, la gauche de la gauche doit désormais libérer ses potentialités en privilégiant stratégiquement des apparentements et des sous-apparentements.
Les conditions historiques actuelles nécessitent plus que jamais d’allier les forces progressives à la gauche du PS et ce dans le respect de tout un chacun et des règles du jeu, que revêtent ses alliances. Lénine écrivait : « Seuls peuvent redouter les alliances temporaires, même avec des éléments incertains, ceux qui n’ont pas confiance en eux-mêmes. Aucun parti politique ne pourrait exister sans ces alliances ».


